
Partir... et se retrouver
On peut quitter une vie…
et pourtant continuer à se perdre soi-même.

Pendant 25 ans, mon métier a été de chanter dans les chœurs d’opéra.
Dans un chœur, on apprend à écouter, à s’adapter, à trouver sa place dans l’ensemble, à s'accorder aux autres.
Et sans m’en rendre compte, dans ma vie de femme, d’épouse et de mère… j'ai aussi appris, au fil du temps, à m’accorder à tout le monde... sauf à moi-même.
Avec le recul, j'ai compris que ce fonctionnement m'accompagnait en réalité depuis l'enfance.
Après 27 ans de vie commune, j’ai pris la décision de quitter le père de mes enfants. J’ai d’abord ressenti un grand soulagement, une nouvelle respiration. Et puis très vite, je me suis retrouvée face à un vide immense et inattendu.
Parce que je n’étais pas profondément accordée avec moi-même, ce nouveau départ n’a pas suffi à me rendre heureuse.
Je tournais en rond, sans véritable direction. Les seuls moments où je retrouvais un semblant de repère, c’était lorsque j’avais un contrat à l’opéra… ou quand mes enfants revenaient auprès de moi. Là, je savais à nouveau qui être. Le reste du temps, je remplissais mes journées pour tenter de combler ce vide… mais cela me vidait encore davantage.
Je faisais bonne figure, je souriais… mais à l’intérieur, je me sentais éteinte.
Et surtout, je ne voyais pas d’issue. Je me sentais bloquée.
Pourtant, depuis la perte de mon père à 30 ans, je n’avais cessé d’explorer le développement personnel, de lire, d’expérimenter des thérapies diverses, de chercher du sens et de décoder l’humain, un sujet qui me passionne depuis toujours.
J’avais intellectualisé mon histoire, le pourquoi de beaucoup de choses… et je continuais à tourner en rond intérieurement.
Jusqu’au jour où j’ai eu une prise de conscience essentielle : j’avais cherché toutes mes solutions dans l’analyse et le mental… alors que tout se jouait à l’intérieur, dans mon corps, mes automatismes et tout ce que j’avais inconsciemment enregistré depuis mon enfance.
J’ai alors commencé à explorer d’autres approches, plus profondes, qui agissent dans le corps, le système nerveux et l’énergie. Je les ai d’abord expérimentées et intégrées pour moi-même, et pour la première fois, quelque chose a réellement bougé. Pas dans ma tête mais dans ma façon d'être, dans mes réactions, dans ma capacité à avancer sans me freiner moi-même.
L'évidence de transmettre s'est alors imposée, je me suis formée davantage pour maîtriser ces outils que j'ai regroupés dans ce que j'ai appelé le Réaccordage intérieur. Bien sur, c'est un petit clin d'œil à mon passé musical, néanmoins je trouve que cette analogie est très parlante.
Même le plus magnifique des stradivarius jouera faux s'il est désaccordé.
Il en va de même pour nous. Si nous essayons de créer une nouvelle vie ou d'aimer à nouveau ... sans nous réaccorder intérieurement. Il y a de grandes chances que les mêmes schémas, les mêmes réactions et les mêmes souffrances… s'invitent à nouveau, certes sous une autre forme, mais ça sonnera toujours aussi faux.
C’est donc de mon histoire qu’est né Maestra, l'accompagnement que j'aurais aimé trouver à ce moment là.
Aujourd’hui, j’ouvre le chemin aux femmes qui vivent ce même paradoxe : libres à l’extérieur… mais encore bloquées à l’intérieur. Celles qui sentent qu’au-delà de la séparation, quelque chose de plus profond demande à être réaccordé.
Parce qu’on peut quitter une vie…
et pourtant continuer à se perdre soi-même.
Tu sens un élan et tu as envie d'y voir plus clair ?
Viens en parler, simplement.
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